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10.07.2026

Recharge à domicile des véhicules de fonction électriques : Pourquoi la forfaitaire prend fin en 2026

6 min de lecture

Depuis le 1er janvier 2026, la forfaitaire de 70 euros pour l’électricité de recharge à domicile prise en charge par le salarié pour les véhicules de fonction électriques est révolue. Ceux qui continuent néanmoins à l’appliquer s’exposent à une requalification fiscale. Les responsables de flotte et les services de paie dans les entreprises du Mittelstand sont confrontés à la tâche d’adapter les procédures de remboursement, la documentation des justificatifs et la Car Policy vers deux nouvelles voies. Cette adaptation coûte des heures en administration, pas des semaines. Mais elle ne peut être reportée.

L’essentiel en bref

  • L’ancienne forfaitaire disparaît au changement d’année. Les règles de 30 et 70 euros de 2020 ne s’appliquent plus qu’aux périodes de paie antérieures au 1er janvier 2026.
  • Deux voies restent exonérées d’impôt. À partir de 2026, seuls la preuve exacte en kWh du prix réel de l’électricité ou la nouvelle forfaitaire de prix de l’électricité de 0,34 euro par kilowattheure sont autorisés.
  • Exemple 3 000 kWh. Au lieu de 840 euros maximum sans justificatif auparavant, la forfaitaire permet jusqu’à 1 020 euros par an et par véhicule.
  • La Car Policy doit être mise à jour. Le modèle de remboursement, les justificatifs acceptés et la transmission des données à la paie doivent être fixés par écrit.

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L’ancienne forfaitaire n’est valable que jusqu’à la Saint-Sylvestre

Le ministère fédéral des Finances a clarifié par lettre du 11 novembre 2025 (référence IV C 5 – S 2334/00087/014/013) une question qui restait en suspens dans de nombreuses équipes de flotte depuis des mois : que se passe-t-il avec le remboursement simplifié de l’électricité de recharge à domicile assumée par le salarié ? La réponse est claire. Les forfaitaires mensuelles de 30 euros et 70 euros sont expressément limitées aux périodes de versement de salaire avant le 1er janvier 2026. Il n’existe pas de régime transitoire.

Sont concernés tous les véhicules de fonction électriques et les hybrides rechargeables utilisés à titre privé pour lesquels le salarié paie lui-même l’électricité de recharge à domicile. Ce cas est fréquent dans le Mittelstand : une borne de recharge au raccordement domestique du salarié, le courant de recharge passe par le contrat privé, l’entreprise rembourse mensuellement un montant fixe. Ce dispositif prend fin avec la forfaitaire au 31 décembre 2025.

1 020 €
Remboursement annuel maximal exonéré d’impôt pour 3 000 kWh d’énergie de recharge via la nouvelle forfaitaire de prix de l’électricité. Auparavant, c’était 840 euros.
Source : Lettre du BMF du 11.11.2025, calculée sur la base de 0,34 €/kWh

Deux voies qui subsistent à partir de 2026

La lettre du BMF autorise à partir de 2026 deux procédures, toutes deux avec des avantages et des inconvénients. Les responsables de flotte doivent choisir une voie et la fixer de manière contraignante dans la Car Policy.

Voie un : le prix réel de l’électricité. L’entreprise rembourse les coûts réellement engagés, sur la base du tarif d’électricité individuel du salarié, y compris la part proportionnelle du prix de base. C’est la voie précise. Elle exige une preuve de la quantité rechargée en kilowattheures et un justificatif du tarif convenu. L’effort porte sur la transmission des données, pas sur la technique.

Voie deux : la forfaitaire de prix de l’électricité. Celui qui hésite devant le justificatif individuel peut utiliser le remboursement forfaitaire de 0,34 euro par kilowattheure. Cette valeur s’oriente sur le prix moyen de l’électricité de Destatis pour 2026. Ici aussi, une preuve de la quantité rechargée est nécessaire. La différence : le prix par kWh est fixe, ce qui simplifie la facturation. Pour 3 000 kWh par an, cela représente au maximum 1 020 euros par véhicule.

Critère Prix réel de l’électricité Forfaitaire de prix de l’électricité
Base Tarif individuel incluant le prix de base 0,34 € par kWh
Preuve de quantité Compteur ou application Compteur ou application
Preuve de prix Facture d’électricité ou contrat Non requis
Facturation Plus complexe Plus simple
Exemple 3 000 kWh Selon le tarif Jusqu’à 1 020 € / an

Source : Lettre du BMF du 11.11.2025 (IV C 5 – S 2334/00087/014/013)

Ce qui compte comme justificatif

Les deux voies ont un point commun : sans preuve des kilowattheures rechargés, aucun remboursement exonéré d’impôt n’est possible. Les estimations ne sont plus autorisées. Celui qui, en cas de doute, ne fournit pas de justificatif risque que le paiement soit considéré comme un salaire imposable. La paie doit alors procéder à une régularisation fiscale.

Le BMF accepte comme preuve les compteurs séparés installés sur la borne de recharge, les câbles de recharge mobiles avec mesure intégrée de la consommation et les systèmes d’enregistrement intégrés au véhicule. Les documentations appuyées par une application sont autorisées si elles reflètent de manière fiable la quantité. Point intéressant : même les compteurs non conformes aux règles de métrologie légale suffisent, tant qu’ils documentent de manière plausible la quantité rechargée. Cela abaisse le seuil pour les entreprises qui ne souhaitent pas présumer d’une infrastructure de bornes de recharge coûteuse.

Ce qui disparaît

  • Forfaitaire sans preuve de quantité
  • Estimation des coûts de recharge
  • Zone grise dans la Car Policy

Ce qui tient

  • Compteur intelligent, compteur de borne ou application
  • Forfaitaire de prix de l’électricité comme voie standard
  • Car Policy claire avec le modèle choisi

Ce qui doit désormais figurer dans la Car Policy

La Car Policy est l’endroit où le nouveau modèle de remboursement devient contraignant. Trois points doivent y figurer : la procédure choisie (prix réel ou forfaitaire), les formats de justificatifs acceptés et la fréquence de transmission des données à la paie. Sans cette fixation, il reste flou ce que le salarié peut soumettre et ce que la comptabilité accepte. C’est précisément cette ambiguïté qui génère le plus d’efforts.

Les entreprises qui exploitent leurs propres installations photovoltaïques devraient compléter la Car Policy d’un paragraphe spécifique. Pour l’électricité issue d’une production propre, c’est le prix du marché qui s’applique, et non le tarif d’injection. Pour les tarifs d’électricité dynamiques qui varient au fil des heures, la forfaitaire est recommandée. Elle supprime la volatilité du décompte.

La paie a besoin chaque mois des kilowattheures par salarié et de la confirmation que le justificatif est disponible. Celui qui automatise cela via un carnet de bord numérique ou une application de recharge maîtrise l’effort après une mise en place unique. Celui qui s’appuie sur des listes Excel paie le prix en heures de personnel.

Ce que cela signifie pour la flotte

Pour une flotte de 20 véhicules de fonction électriques avec une consommation annuelle moyenne de 3 000 kWh, le bilan final est positif. Au lieu de 840 euros sans justificatif, la forfaitaire permet jusqu’à 1 020 euros par véhicule. Sur 20 véhicules, cela représente jusqu’à 3 600 euros de remboursement exonéré d’impôt supplémentaire par an. Le bémol : l’effort pour les justificatifs et la facturation augmente.

Celui qui continue d’appliquer l’ancienne forfaitaire risque un redressement fiscal. L’administration fiscale contrôle la paie. La lettre du BMF rend la situation juridique sans équivoque. Une forfaitaire appliquée sans justificatif n’est pas une simple négligence, mais un salaire imposable. Pour les responsables de flotte, cela signifie : clarifier le sujet dès maintenant avec les RH et le conseiller fiscal, et non en été.

L’investissement dans une infrastructure de preuve propre rapporte doublement. Elle permet d’accéder à un remboursement plus élevé et exclut le risque de responsabilité. Celui qui reporte la décision sur un modèle à l’automne paie probablement six mois de frais administratifs sans contrepartie fiscale.

Questions fréquentes

Qu’en est-il des hybrides rechargeables ?

La réglementation s’applique de la même manière aux véhicules électriques et aux hybrides rechargeables, pour autant qu’ils soient rechargés à titre privé et que le salarié supporte lui-même le coût de l’électricité. Elle ne s’applique pas aux véhicules thermiques purs. Ni aux hybrides sans prise.

Que se passe-t-il si aucun justificatif n’est disponible ?

Sans preuve de la quantité rechargée, un remboursement exonéré d’impôt n’est plus possible à partir de 2026. Le paiement est considéré comme un salaire imposable et doit être réintégré dans la paie avec imposition.

La forfaitaire ou le tarif réel, qu’est-ce qui est le plus avantageux ?

Celui qui a un tarif d’électricité cher est mieux loti avec le prix réel. Celui qui bénéficie d’un contrat avantageux profite de la forfaitaire, car les 0,34 euro peuvent être supérieurs au prix du marché. La décision doit être prise par salarié ou de manière forfaitaire via la Car Policy.

Les règles s’appliquent-elles aussi à l’électricité PV produite par une installation personnelle ?

Oui. Pour l’électricité produite par une installation photovoltaïque personnelle, le prix du marché pour l’électricité injectée sert de base de calcul, et non le tarif plus élevé pour l’électricité prélevée. La Car Policy devrait le régler explicitement.

Quelle est la complexité de la transition en pratique ?

Un effort ponctuel pour la Car Policy, la coordination avec les RH et la mise en place du chemin de preuve. Ensuite, transmission mensuelle des kilowattheures. Avec une saisie numérique via application ou compteur, le surcroît de travail reste faible. Sans support numérique, l’effort augmente dans la comptabilité des salaires.

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Source de l’image : généré par IA (juillet 2026)

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