IA quasi indiscernable, source d’angoisse
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Les IA génératives et les chatbots fournissent souvent des réponses si convaincantes qu’il est difficile de les distinguer des humains. Le test de Turing est donc largement passé. C’est justement ce qui inquiète de plus en plus de personnes, comme le révèle une enquête Allensbach commandée par Deutsche Telekom.
Le pionnier britannique de l’informatique Alan Turing s’est trompé de plus de quinze ans dans sa prévision sur le moment où des ordinateurs cachés derrière un écran pourraient convaincre les humains. Ce n’est pas en l’an 2000, mais seulement en 2017 que des programmes d’IA ont passé le test de Turing qui porte son nom, grâce à des critiques autonomes et à des images d’apparence contemporaine présentées à Art Basel.
Alan Turing est notamment célèbre pour avoir décrypté le code allemand Enigma et pour la fameuse machine de Turing, un modèle de calcul qu’il a conçu en 1936 et qui constitue le socle de l’informatique théorique. En 1953, un an avant sa mort, il avait également développé l’un des premiers programmes d’échecs.
Les programmes d’IA ont largement passé le test de Turing
Le test de Turing, qui porte ensuite son nom, était à l’origine désigné par Alan Turing comme le « jeu d’imitation ». Ce jeu d’imitation, avec ses trois niveaux et ses manœuvres de tromperie stratégique, était si complexe qu’il a rapidement été poursuivi sous une forme simplifiée.
Après 2017, il a fallu encore cinq ans pour que les ordinateurs, avec le modèle de langage pour le dialogue de Google d’abord appelé LaMDA puis Gemini, ainsi que ChatGPT en 2022, puissent convaincre pleinement. La puissance croissante de cette intelligence artificielle générative, également utilisée dans les chatbots, suscite l’inquiétude de nombreux Allemands, qui craignent de ne plus pouvoir distinguer les machines des humains. C’est ce qu’a révélé une enquête représentative Allensbach commandée par Deutsche Telekom auprès de 1 040 personnes.
Même les utilisateurs se laissent souvent tromper
Selon l’étude, environ trois quarts des plus de 16 ans en Allemagne ont déjà entendu parler de programmes tels que ChatGPT et Google Gemini. Deux tiers d’entre eux déclarent qu’il est devenu difficile de distinguer les humains des chatbots d’IA en tant que partenaires de communication.
Même parmi ceux qui utilisent l’IA eux‑mêmes, 57 % trouvent majoritairement difficile de distinguer l’homme de la machine, comme le rapporte Channelobserver. Chez les utilisateurs réguliers de chatbots, ce pourcentage est légèrement inférieur. Mais chaque deuxième personne qui utilise au moins une fois par semaine un système d’IA partage cette crainte. Et un cinquième d’entre eux a déjà oublié qu’il communiquait avec une machine.
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Source image de titre : Unsplash / Alex Knight

