Datacenter moderne avec rangées de serveurs éclairées – article sur cybersécurité et synaforce
12.04.2026

Cybersécurité 2024 : synaforce fait le point

7 min. de lecture

Le BSI a une nouvelle fois publié des chiffres records dans son rapport annuel sur la situation de la cybersécurité en Allemagne. La menace pesant sur les entreprises allemandes reste donc élevée. synaforce revient sur une année riche en événements, qui, outre de nombreuses difficultés, a également été marquée par plusieurs succès.

Le plus important en bref

  • 309 000 nouvelles variantes de logiciels malveillants par jour en 2024, soit une augmentation de 26 % par rapport à l’année précédente (rapport de situation du BSI).
  • En mars 2024, synaforce a obtenu la certification C5 délivrée par le BSI pour des services cloud conformes aux exigences KRITIS.
  • Partenariat stratégique avec TEHTRIS visant à mettre à disposition la XDR AI PLATFORM pour une protection globale.
  • La directive NIS2 n’a toujours pas été transposée dans le droit allemand au mois de décembre 2024, ce qui maintient une certaine incertitude pour les entreprises.
  • Perspectives pour 2025 : attaques par deepfake, APT et exigences croissantes en matière de protection des infrastructures critiques.

Qu'est-ce que Cybersécurité ?

Cybersécurité est un levier concret pour les entreprises en 2026, car il influence directement la capacité de datacenter, l'efficacité énergétique et la conformité. Cet article montre, à partir de l'exemple de synaforce, quels indicateurs, exigences et étapes opérationnelles comptent dans la pratique.

Selon le rapport sur la cybersécurité publié par l’Agence fédérale allemande pour la sécurité des technologies de l’information (BSI), environ 309 000 nouvelles variantes de logiciels malveillants ont été identifiées chaque jour en 2024, soit une hausse de 26 % par rapport à l’année précédente. Les attaques ciblant les systèmes cloud, les infrastructures critiques (KRITIS) et les appareils mobiles ont particulièrement retenu l’attention. Parallèlement, les cybercriminels ont continué d’affiner leurs méthodes, exploitant notamment les vulnérabilités zero-day et recourant de manière ciblée à des outils d’attaque modulaires tels que le Malware-as-a-Service. Le progrès réalisé dans le domaine de l’intelligence artificielle a également joué un rôle majeur dans l’évolution de la menace. L’IA générative facilite ainsi les cyberattaques en permettant, par exemple, la création de messages de phishing extrêmement convaincants, la programmation de codes malveillants ou encore le contournement des mots de passe.

Sur le plan réglementaire, des évolutions significatives ont également eu lieu. La directive NIS2, qui impose des normes de cybersécurité renforcées aux secteurs jugés critiques, devait être intégrée dans le droit allemand d’ici octobre 2024. Toutefois, à ce jour (décembre 2024), la loi correspondante n’a toujours pas été adoptée, ce qui entretient l’incertitude pour les entreprises.

309.000
nouvelles variantes de logiciels malveillants par jour (rapport de situation 2024 du BSI)
+26 %
augmentation du nombre de variantes de malwares par rapport à 2023
Mars 2024
certification C5 du BSI pour le cloud de synaforce

synaforce se positionne en 2024 comme un partenaire de confiance pour des solutions avancées de cybersécurité

En 2024, synaforce a franchi des étapes décisives pour renforcer sa position d’acteur majeur dans le domaine des solutions de sécurité informatique. L’objectif était d’offrir à ses clients des services complets et sûrs, tout en adaptant ses propres infrastructures aux défis croissants du secteur. Un jalon central a été la certification C5 délivrée par le BSI en mars 2024. Cette accréditation atteste que les services cloud de synaforce répondent aux normes de sécurité les plus strictes et sont particulièrement adaptés aux clients relevant du secteur des Infrastructures Critiques (KRITIS).

Parallèlement, synaforce s’est activement préparé à la mise en œuvre de la directive NIS2. La base de certifications existante, comprenant notamment ISO/IEC 27001, ISAE 3402 et EN 50600, a été renforcée par la certification C5. Grâce à cela, synaforce est désormais en mesure d’aider les entreprises à respecter les exigences minimales européennes, désormais renforcées.

Un autre point fort de l’année a été le partenariat stratégique avec TEHTRIS. Ensemble, les deux entreprises ont lancé la TEHTRIS XDR AI PLATFORM, une solution de sécurité ultramoderne basée sur l’intelligence artificielle. Cette plateforme surveille en temps réel tous les terminaux, réseaux et services cloud, et centralise la gestion de toutes les mesures de sécurité via un tableau de bord intuitif. Les entreprises bénéficient ainsi d’une protection globale, d’une conformité renforcée, ainsi que d’une grande modularité et flexibilité. Pour les fournisseurs de services gérés, cette solution permet d’améliorer l’efficacité de leurs offres de sécurité et de leurs processus, tout en élargissant leur portefeuille de services grâce à une approche proactive de détection et de réponse managée (MDR), sans avoir à investir eux-mêmes dans des infrastructures coûteuses de cybersécurité.

« Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli en 2024. Toutefois, le contexte des menaces actuelles souligne combien il est essentiel de continuer à consolider notre position. 2025 sera pour nous une nouvelle année de progrès, au cours de laquelle nous intensifierons encore davantage notre engagement dans le domaine de la cybersécurité. »
– Tobias Lehner, Directeur technique de synaforce, à l’occasion du bilan de l’année 2024

Ce qui attend les entreprises en 2025

En effet, l’année 2025 va poser des défis encore plus importants au niveau de la cybersécurité. Les cybercriminels recourent de plus en plus aux technologies de deepfake pour, par exemple, contourner les systèmes de reconnaissance vocale lors des processus de vérification. Des secteurs comme le secteur financier doivent donc développer de nouvelles stratégies de défense afin de se protéger contre ces techniques d’escroquerie avancées.

Par ailleurs, les menaces persistantes avancées (APT) reviennent de manière accrue sur le devant de la scène. Ces attaques se caractérisent par leur longévité et leur précision, ce qui en fait une menace sérieuse pour les entreprises, car elles permettent aux hackers d’accéder à long terme à des informations sensibles. Les entreprises relevant des infrastructures critiques (KRITIS) sont particulièrement visées.

Aux défis technologiques s’ajoute l’incertitude entourant la mise en œuvre de la directive NIS2. Bien que le délai imparti pour transposer cette réglementation européenne soit déjà passé, le processus législatif reste bloqué en Allemagne. Les entreprises ne devraient pas attendre que la situation juridique soit claire : adopter des mesures proactives demeure la clé pour garantir la sécurité de leurs systèmes informatiques en 2025.

« La situation des menaces était déjà extrêmement préoccupante en 2024, et elle ne devrait pas s’améliorer en 2025. Notre résilience collective sera déterminante pour faire face à des dangers toujours plus complexes. La mise en œuvre de la directive NIS2 joue un rôle crucial à cet égard. Chez synaforce, nous accompagnons activement les entreprises en leur proposant des conseils complets ainsi qu’une planification et une mise en œuvre ciblées de mesures destinées à réduire les risques cybernétiques et à instaurer des stratégies de sécurité durables », déclare Andreas Braidt, PDG de synaforce.

Ce que signifie concrètement la certification C5

BSI-C5, le Catalogue des critères de conformité pour le cloud computing, est un référentiel d’évaluation composé de 17 domaines thématiques, élaboré par l’Agence fédérale allemande pour la sécurité de l’information. Il permet d’examiner de manière systématique les fournisseurs de services cloud en matière de contrôles de sécurité techniques, organisationnels et processuels. Un certificat C5 constitue donc bien plus qu’un simple sceau : il s’agit d’un rapport d’audit indépendant conforme à la norme internationale ISAE 3000, qui documente avec transparence les sous-traitants, les flux de données et les dispositifs de contrôle mis en place.

Pour les donneurs d’ordre issus de secteurs réglementés – tels que la finance, la santé ou la fonction publique -, un partenaire cloud certifié C5 représente souvent une condition sine qua non avant toute passation de marché. Cette certification simplifie considérablement la documentation relative à la conformité, puisque de nombreux points d’audit sont déjà couverts par le certificat. Pour synaforce, cette certification ouvre directement l’accès à des segments de clientèle qui étaient auparavant systématiquement exclus sans la certification C5. Parallèlement, l’entreprise se distingue au sein du tissu des PME allemandes face à des concurrents qui n’ont ni les moyens ni la volonté d’entreprendre une procédure d’audit C5 aussi exigeante.

XDR et la détection et réponse gérées comme domaines de croissance

Le partenariat avec TEHTRIS s’adresse à l’un des tendances les plus marquantes du marché de la cybersécurité : la consolidation d’outils de sécurité isolés en plateformes Extended Detection and Response (XDR). Plutôt que d’utiliser séparément des solutions de détection des endpoints, de surveillance du réseau ou de sécurité cloud dotées chacune d’une interface propre, le XDR offre une vision centralisée de tous les vecteurs d’attaque. Pour les MSP, cela se traduit par un gain d’efficacité ; pour les clients finaux, par une meilleure capacité de détection des menaces complexes.

La détection et réponse gérées vont encore plus loin. Dans ce modèle, un prestataire spécialisé prend non seulement en charge les outils, mais également l’exploitation opérationnelle de la surveillance de la sécurité. La surveillance 24 heures sur 24, la gestion des incidents et le threat hunting sont ainsi proposés sous forme de service. Pour les entreprises qui ne disposent pas de leur propre Security Operations Center, il s’agit souvent de la seule option économiquement viable permettant d’atteindre, au sein de leur propre organisation, le niveau de protection des grandes entreprises. En s’associant à TEHTRIS, synaforce se positionne dans ce domaine en forte croissance, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de chiffre d’affaires et de développement au sein de son propre réseau de fournisseurs de services managés.

Ce que les entreprises de KRITIS doivent concrètement mettre en œuvre en 2025

Pour les entreprises considérées comme faisant partie des infrastructures critiques, la combinaison de la directive NIS2, de la loi BSI et du règlement DORA crée un cadre réglementaire très dense. Concrètement, les opérateurs de KRITIS devront, d’ici 2025, garantir les points suivants : une gestion documentée des risques ITK, des processus formalisés de réponse aux incidents assortis de délais de notification, des tests réguliers de résilience ainsi qu’une gestion active des risques liés aux prestataires externes. L’effort requis est considérable ; la mise en œuvre peut prendre plusieurs mois, voire plusieurs années.

De nombreuses PME sous-estiment toutefois l’aspect organisationnel. Dans les réglementations modernes, la cybersécurité n’est plus uniquement une question technique, mais bien une responsabilité de gouvernance relevant de la direction générale. Toute entreprise qui pense encore aujourd’hui pouvoir se conformer à DORA ou à la NIS2 simplement en installant un pare-feu et en réalisant un test d’intrusion annuel se trompe systématiquement. Les nouvelles réglementations exigent une documentation continue des processus, des rôles et des responsabilités clairs, ainsi que la preuve d’une culture de la sécurité véritablement ancrée dans l’organisation.

Pourquoi les preuves de conformité deviennent des conditions d’accès au marché

Un effet secondaire souvent sous-estimé de la vague réglementaire est que les attestations de conformité se transforment de plus en plus en conditions d’accès au marché. Les entreprises qui se présentent à des appels d’offres publics sans le certificat BSI C5, l’ISO 27001 ni une documentation prouvant leur préparation aux exigences de la directive NIS2 se retrouvent systématiquement reléguées aux dernières places. Même dans les procédures d’approvisionnement privées menées par de grandes entreprises, les justificatifs de sécurité sont de plus en plus fréquemment érigés en critères obligatoires.

Pour les prestataires de services informatiques de taille moyenne, cela impose un choix stratégique clair. Soit ils mettent activement en place les certifications pertinentes et les positionnent comme un avantage concurrentiel, soit ils sont progressivement évincés des segments clients à forte marge. synaforce a précisément choisi cette voie en investissant dans la certification C5, se positionnant ainsi comme un fournisseur qui non seulement satisfait aux exigences réglementaires, mais en fait également un facteur différenciant. Pour ses propres clients, synaforce devient donc un partenaire capable d’atténuer les risques liés à la conformité, plutôt que de les aggraver.

La protection contre les deepfakes comme nouveau domaine d’action

Parmi les menaces attendues pour 2025, les attaques d’ingénierie sociale basées sur les deepfakes occupent une place à part. Contrairement aux campagnes de phishing classiques, elles n’utilisent pas seulement des messages texte manipulés, mais également des voix et des vidéos d’une authenticité trompeuse. Des exemples observés en 2024 montrent que des cybercriminels ont réussi, grâce à une voix générée par IA, à convaincre des directeurs financiers de transférer des sommes s’élevant à plusieurs dizaines de millions d’euros vers des comptes tiers. Ces attaques contournent l’authentification à deux facteurs traditionnelle, car elles ciblent la confiance entre individus.

Les stratégies de défense nécessitent une combinaison de mesures techniques et organisationnelles. La vérification hors canal lors de transactions sensibles, des processus d’autorisation documentés appliquant le principe du « contrôle à deux yeux », des formations continues de sensibilisation ainsi que le déploiement d’outils de détection des médias synthétiques constituent désormais le standard. Pour les MSP (Managed Service Providers), cela ouvre un nouveau champ de conseil qui dépasse la sécurité informatique classique et s’immisce profondément dans les processus et les règles de communication des clients.

Le regard tourné vers l’avenir

La situation des menaces en 2024 a atteint un niveau record, et il est fort probable qu’elle soit dépassée en 2025. Dans le même temps, les outils de défense, les cadres réglementaires et les prestataires spécialisés gagnent en maturité. Pour les entreprises allemandes, cela ouvre une alternative claire à une simple gestion réactive des dommages : une combinaison structurée d’infrastructures certifiées, de plateformes XDR modernes et de partenaires-conseils expérimentés. Celui qui met en place cette approche suffisamment tôt réduit non seulement les risques, mais acquiert également des avantages concurrentiels auprès des clients et des autorités de contrôle. synaforce a emprunté cette voie en 2024 et continuera de la suivre avec cohérence en 2025 et 2026.

Pour les responsables informatiques des PME et des organisations relevant des infrastructures critiques essentielles (KRITIS), une auto-évaluation annuelle s’impose autour de quatre questions clés : quel est le niveau actuel de maturité de l’architecture de sécurité ? Quelles certifications manquent encore ? Quels prestataires externes sont critiques ? Et qui assumera, en cas d’incident, la responsabilité opérationnelle et juridique ? Les réponses à ces quatre interrogations joueront un rôle décisif dans la compétitivité future dans un environnement réglementaire en mutation bien plus rapide que ne le prévoient aujourd’hui nombre de feuilles de route internes établies en matière de cybersécurité.

Questions fréquemment posées

Combien de nouvelles variantes de logiciels malveillants ont été identifiées chaque jour en 2024 ?

Selon le rapport de situation du BSI, environ 309 000 nouvelles variantes de logiciels malveillants ont été identifiées quotidiennement en 2024. Cela représente une augmentation de 26 % par rapport à l’année précédente.

Qu’est-ce que la directive NIS2 ?

La directive NIS2 établit des normes de cybersécurité plus strictes dans les secteurs critiques et devait être transposée en droit allemand d’ici octobre 2024. Toutefois, sa mise en œuvre au niveau national a pris du retard, même si son application reste effective à l’échelle européenne.

Que signifie la certification C5 ?

La certification C5 est délivrée par le BSI et atteste que les services cloud de synaforce répondent aux normes de sécurité les plus élevées, étant spécialement adaptés aux clients relevant des infrastructures critiques. Cette certification repose sur un référentiel d’évaluation en 17 domaines et fait l’objet d’un audit conforme à la norme ISAE-3000.

Comment synaforce aide-t-elle les entreprises à se conformer à la directive NIS2 ?

synaforce accompagne les entreprises dans leur conformité à la directive NIS2 grâce à des conseils complets, ainsi qu’à la planification et à la mise en œuvre de mesures ciblées visant à réduire les risques cybernétiques et à instaurer des stratégies de sécurité durables.

Quelles sont les défis majeurs pour le paysage de la cybersécurité en 2025 ?

En 2025, le domaine de la cybersécurité sera confronté à des défis encore plus importants, tels que l’utilisation de technologies de deepfake pour contourner la reconnaissance vocale, ou encore les menaces persistantes avancées (APT), qui ciblent particulièrement les entreprises des infrastructures critiques.

Source de la photo de couverture : Pixabay / BrianPenny

FAQ

Qu’est-ce que synaforce ?

synaforce est une entreprise allemande spécialisée dans les solutions informatiques avancées, regroupant plusieurs acteurs majeurs du secteur en Allemagne. Fondée récemment, elle vise à offrir des services haut de gamme tout en respectant des normes environnementales strictes.

Comment synaforce contribue-t-elle à l’écologie ?

synaforce s’engage activement dans la réduction de son empreinte carbone. Grâce à des technologies innovantes et à une gestion énergétique optimisée, ses datacenters affichent un bilan écologique nettement positif, conformément aux réglementations européennes sur la durabilité.

Quelles sont les perspectives d’avenir de synaforce ?

L’entreprise ambitionne de renforcer sa position sur le marché européen en diversifiant ses offres et en consolidant ses partenariats stratégiques. Avec un focus sur l’innovation technologique et la responsabilité environnementale, synaforce se positionne comme un acteur clé du secteur IT durable.

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