IDC : la GAI stimule les dépenses IT européennes
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Les dépenses informatiques en Europe devraient atteindre 133 milliards de dollars américains d’ici 2028, selon IDC. L’intelligence artificielle générative (IA générative) est considérée comme l’un des principaux moteurs de cette croissance.
Bien que leurs bénéfices concrets restent souvent flous, de nombreuses entreprises à travers le monde – y compris en Europe – investissent massivement dans des modèles linguistiques d’intelligence artificielle tels que ChatGPT. Ce faisant, l’intelligence artificielle générative, ou IA générative, devient un levier essentiel de la croissance des dépenses informatiques sur le Vieux Continent.
L’institut américain d’études de marché IDC prévoit une croissance annuelle moyenne de 30,3 %, ce qui porterait les dépenses informatiques européennes à 133 milliards de dollars par an d’ici 2028.
Selon le site suisse Netzwoche.ch, 40 % des entreprises ont déjà consacré des sommes importantes à l’IA générative – non seulement pour l’acquisition de logiciels dédiés, mais aussi pour la formation du personnel et les prestations de conseil. Par ailleurs, 30 % des entreprises interrogées par IDC ont déjà déployé des solutions d’IA générative en environnement de production.
La sécurité constitue un autre puissant moteur d’investissement
C’est le secteur financier qui consacre actuellement le plus de ressources. Les banques sont également les premières dépensières en intelligence artificielle (IA). Leur part dans les dépenses informatiques totales en Europe devrait passer de 15,7 % à ce jour à 23 % d’ici 2028 – une hausse substantielle. Le commerce de détail occupe actuellement la deuxième place avec 9,5 %, suivi par le secteur des logiciels et des technologies de l’information (TI), à 8,3 %.

Un autre facteur majeur de croissance des dépenses est la cybersécurité. L’association professionnelle allemande Bitkom vient de publier des chiffres révélant que les dépenses nationales dans ce domaine ont dépassé pour la première fois la barre des 10 milliards d’euros.
Une part croissante de ces investissements est désormais orientée vers la sécurité informatique assistée par l’IA – identifiée par l’institut IDC comme le deuxième cas d’usage le plus important. Ces systèmes permettent, par exemple, de détecter les tentatives de fraude. En 2024, ils représentent déjà 8,7 % de l’ensemble des dépenses consacrées à l’IA. Cette évolution s’impose d’autant plus qu’une proportion croissante d’acteurs malveillants recourt, eux aussi, à l’intelligence artificielle.
Les autres cas d’usage clés de l’IA, selon l’IDC, sont l’analyse et la prévention des menaces (8,7 %), suivies par l’infrastructure IA (6,6 %) et le service client piloté par l’IA (5,9 %).

Les dépenses liées à l’IA dans le domaine du commerce numérique restent encore modestes, mais connaissent une croissance très rapide, avec un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 34,1 %. Les domaines de la formation professionnelle continue et du règlement des sinistres dans le secteur de l’assurance affichent également des taux de croissance supérieurs à 33 % chacun.
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Crédit photo de la une : Unsplash / Igor Omilaev
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